Seychelles - 1ere partie

D'île en île sur un catamaran. C'est le meilleur moyen de découvrir quelques-unes des plus belles îles de l'archipel : à bord d'un catamaran de six cabines, avec un skipper et un cuisinier. Des arrêts snorkeling, des visites et des découvertes culinaires ajoutent au dépaysement.

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Le voyage était long. Très long. Car, pour économiser 300 € par personne sur le vol, nous avons délaissé la liaison directe pour partir avec Ethiopian Airlines.
Ce qui signifiait une escale de plusieurs heures à Adis Abeba.
Ce fut, comment dire, un peu moyen... Rien à dire sur l'avion, les repas. Mais l'hôtesse de notre rangée avait oublié de sourire et ne connaissait visiblement pas le sens du terme « être serviable ». Bref.
Nous étions donc soulagés d'atterrir enfin à Adis Abeba. Mais à 5 heures du matin, l'aéroport local n'est guère accueillant.

Avec de nombreux autres avions faisant escale, cela manquait de sièges pour tout le monde. L'unique café était fermé et les toilettes.... n'en parlons pas. Alors, lorsque le contrôle de sécurité ouvre enfin, nous décidons de passer le contrôle – car, au-delà du poste, les salles d'attente étaient vides.
Sauf que – de l'autre côté, point de café ni même un distributeur d'eau. Nous étions donc coincés pour quelques heures d'attente. Au moins nous avions de la place pour s'installer tant bien que mal. Sauf que ..... Et oui, il y a beaucoup de « sauf que » dans ce récit ...
L'aéroport était en travaux et comme les ouvriers refaisaient le toit, nous avions vraiment l'impression que le ciel allait nous tomber sur la tête !

Au moins il y avait du spectacle devant les baies vitrées : à l'arrivée de chaque avion, un bataillon de femmes de ménage partait à l'assaut de l'avion pour être stoppé aussi net avant de franchir la porte : chacune est fouillée, sécurité oblige ! Elles sont à nouveau fouillées en quittant l'avion. Bon, nous étions au moins rassurés quant à notre sécurité. La poursuite de notre voyage fut quand-même plus agréable, avec des hôtesses charmantes ! Ouf !
Mais bon, nous sommes en Afrique. « Oubliez vos standards européens » nous avait d'ailleurs conseillé Bernd Loeffel de l'agence de voyage Leidhold à Freiburg-im-Breisgau

Mahé, nous voilà !

Trois heures plus tard, nous découvrons ce monde merveilleux et tant attendu depuis les hublots de notre avion. Une belle chaleur moite nous accueille à notre sortie de l'avion. Nous voici à Victoria, la capitale des Seychelles sur l'île de Mahé. En attendant que nos amis passent la douane, je file dans la petite boutique duty free, acheter une bouteille de rhum local pour les apéros ti'punch. Voilà, les vacances pouvaient enfin commencer !

Après un court transfert sur une route grignotée sur la mer, nous voilà dans la jolie marina de Victoria, Eden Islands. Sur « notre » catamaran, le Bacchus, les autres passagers nous attendent, la mine un peu renfrognée : notre avion avait un peu de retard et certains d'entre eux étaient arrivés dès le matin....

Normalement, le catamaran aurait dû quitter la marina à 17 heures. Nous étions encore dans les temps. Sauf que (et oui, la série des « sauf que » continue !) – il n'y avait pas de skipper ! Les mots de Bernd Loeffel me reviennent « vous êtes en Afrique.... »
Pour faire court : le 1er skipper avait une urgence familiale, le deuxième avait loupé son avion ( ?), le 3e allait arriver. La nuit tombant vite, il n'était de toute façon plus question de quitter la marina. Ça commençait mal....
L'excellent dîner préparé par Steeve, cuisinier et bonne âme du Bacchus, met tout le monde à nouveau de bonne humeur : punch, poisson perroquet au gingembre, du riz à la sauce exotique, des petites bananes flambées... Tout comme le petit-déjeuner avec des fruits exotiques après une nuit sans beaucoup de sommeil : les restaurants autour de la baie se sont transformés en boîtes de nuit et nous ont fait profiter de leurs décibels !

Le lendemain, voilà enfin notre skipper, Derek, qui est venu à la dernière minute remplacer ses collègues.
Nous pouvons enfin quitter la marina, partir à la découverte de ces îles paradisiaques, ces eaux turquoises....
Sauf que ...

Anse Lazio, une des plus belles plages du monde

Quel supplice ! Filer pendant des heures sur un catamaran, sur une mer d'une incroyable couleur turquoise et de ne pas pouvoir plonger...
Mais rien à faire, il faut bien couvrir les quatre heures de navigation jusqu'à Praslin, d'où nous allons baguenauder d'île en île. Petite distraction :

Steve, le cuisinier, laisse traîner deux lignes de pêche derrière le catamaran. Un thon jaune mord, Il va agrémenter notre dîner, promet Steve, en levant les filets avec une surprenante dextérité.
Lorsque Derek, le skipper, lance enfin l'ancre, tous sautent dans une eau translucide qui est à plus de 30 °C. Seuls des tubas dépassent encore de la surface, tout le monde à la tête sous l'eau, admirant les poissons multicolores qui ne se laissent pas déranger. C'est comme si on nageait dans un aquarium géant !
Mais la plage exerce également son attrait : Anse Lazio est une des plus belles du monde.

Du sable blanc, une végétation luxuriante, des cocotiers, des rochers pittoresques et le petit bar sympa « de l'honnêteté » invitent à une petite exploration.

À la nage, mais en « traînant des palmes » pour faire durer le plus possible ces instants magiques dans l'eau tropicale, tout le monde rejoint le catamaran où l'apéro est déjà prêt : punch des îles, carpaccio de thon au citron, à l'ail et à la sauce de soja (plus frais, ce n'est guère possible), de la noix de coco, le tout suivi d'un cari de thon, d'un poulet au citron, de « choucroute » des Seychelles (de la papaye verte préparée comme une choucroute). Steve, au fil des jours, transforme cette balade d'île en île en petite croisière gastronomique.

La plage carte postale

C'est parti pour une semaine de dépaysement total. Une multitude d'îles et d'îlots formés de rochers, surmontés d'une végétation tropicale, semblent comme juste posés sur une eau qui prend toutes les nuances de bleu. Parfois, le catamaran jette l'ancre loin de la « civilisation » pour permettre de voir des magnifiques colonies de coraux et leurs habitants : des poissons-perroquets et papillons, des raies, voir même des petits requins (inoffensifs !) qui y trouvent refuge.
Il y a des haltes incontournables comme l'île La Digue. N'est-ce pas par ici que se trouve la plage la plus photographiée du monde ?

C'est à vélo (les voitures sont interdites sur l'île) que l'on gagne Anse source d'argent. Ici, point de vaste plage. Lorsque la mer monte, les places pour poser sa serviette se font même rares. D'impressionnants blocs de granit rose émergeant d'une végétation exubérante créent comme des petites criques de rêve. Un sentier secret mène de l'une à l'autre.

Pour accéder à la plage qui attire, évidemment, les touristes (mieux vaut y aller tôt le matin) il faut traverser le domaine de l'Union Estate qu'il serait dommage de ne pas visiter ! C'est ici qu'est fabriquée l'huile de coco, une plantation de vanille fournit l'épice précieuse, des tortues terrestres géantes se font admirer. Mais c'est aussi sur ce domaine que se trouve la maison du planteur qui a servi de cadre aux tournages du film Emmanuelle.

Pour accéder au domaine, il faut s'acquitter d'un petit droit d'entrée qui permet de faire tourner l'écomusée où l'on produit encore du coprah, l'huile de coco. Chaque jour, 500 noix de cocos sont transformées :

il faut enlever les enveloppes, couper en deux les noix à la machette. Les demi-noix sont alors mises à sécher dans une pièce chauffée afin de pouvoir en détacher plus facilement la chair qui sera ensuite broyée par la grosse meule du moulin, entraînée par un bœuf. A propos de bœuf : les voitures étant interdites sur La Digue (à part quelques camionnettes « officielles »), le transport était autrefois assuré par des chars à bœufs. On n'en voit plus beaucoup : tout le monde se déplace à vélo (vérifiez l'état des freins et des vitesses !).

C'est donc à coup de pédales que nous gagnons une autre plage mythique de La Digue, Grand Anse. Du sable d'un blanc immaculé, une mer turquoise, d'imposants blocs de granit. Là, la baignade y est interdite, les vagues sont trop puissantes et le courant trop dangereux.

Nous nous consolons par un barbecue proposé à Loutier Coco, une paillote aux tables rustiques en takamaka, unique point de restauration de Grand Anse et ses plages voisines. Une situation de monopole qui fait parfois oublier à ses gérants de sourire. Pour nager, il faut continuer à pied jusqu'à Petit Anse.
Nous préférons retourner tranquillement vers le petit port, observer la vie. Toutes les marchandises arrivent par bateau. Un bras mécanique monte les caisses les plus lourdes, des hommes font la chaîne pour charger les paquets sur les camionnettes qui attendent. Pas étonnant que les prix soient élevés.

Chacune des 115 îles, chaque îlot, a ses particularités, ses charmes. Des baies au sable blanc bordées de palmiers, des rochers de granit sculptés comme pour un décor de cinéma, une eau translucide riche en poissons colorés. Dommage, impossible de les visiter toutes...

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La vie à bord

Embarquer sur un petit catamaran, ce n'est pas une croisière de luxe. Les cabines sont petites, généralement pas climatisées. Comme il fait très chaud, les passagers préfèrent dormir sur le pont, ce qui n'est pas toujours très confortable. Mais avec la voûte céleste au-dessus, c'est magique ! Comme il faut économiser l'eau, pas question de rester longtemps sous la douche. Skipper et cuisinier apprécient aussi un petit coup de main pour débarrasser la table et ranger ses affaires ! Et on se plie, évidemment, à leurs instructions.
Compter environ 1 300 € pour une semaine en pension complète sur un catamaran (vol en plus).

Partir avec Lucie Barone

Le nom ne vous dit rien. Mais si vous êtes déjà parti sur un yacht privé ou un catamaran, il est probable que vous ayez vogué à bord d'une de ses embarcations. Car Lucie Barone est une pionnière dans le domaine du charter de bateaux. Navigatrice passionnée, elle s'est lancée dans les affaires dans les années 70. Depuis, elle a créé son petit univers dédié à la location de yachts et de catamarans.

Si elle a débuté dans la Méditerranée, elle a une nette préférence pour des eaux plus exotiques comme les Caraïbes ou encore les Seychelles.
Lucie Barone, qui est propriétaire de quelque 70 yachts et catamarans, explore chaque destination personnellement (elle a son permis de bateau) afin de déterminer les meilleurs circuits, les haltes les plus intéressantes. Plusieurs de ses enfants se sont déjà engagés dans l'aventure !

Les produits de sa société Bestsail sont commercialisés entre autres dans l'agence de voyages familiale, une des plus anciennes à Fribourg, gérée par son époux, Bernd Löffel.

Leidhold Reisen
Friedrichsring 33, D-79098 Freiburg
Tél. 0049/761 38 09 90
www.barone.de