Namaste – Bienvenue en Inde du Sud (2) Pondichéry au charme français, et la ville universelle d’Auroville

Colonie française jusqu’en 1954, Pondichéry a un charme tout à fait à part. L’ancien comptoir français est d’ailleurs encore un territoire à part, une enclave dans le Tamil Nadu.
L’administration a donné aux habitants la possibilité de garder la nationalité française. 7000 familles en ont profité. Leurs enfants et petits-enfants apprennent donc le français, vont au collège et au lycée.

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La belle promenade, l’avenue Goubert où tous viennent flâner et observer les dauphins qui s’ébattent dans les vagues, est un peu comme la promenade des Anglais à Nice.

C’est un endroit calme, réservé aux piétons. Des vendeurs de barba papa se baladent avec des drôles de sachets tout rose ! Une statue monumentale de Mahatma Gandhi semble veiller sur son peuple.

Près de l’église Notre-Dame-des-Anges, où la messe est célébrée en français, des joueurs de pétanque se livrent des batailles animées comme à Marseille.


Les noms de rues sont en français, des jolies maisons abritent l’Institut français, l’école française.

On va boire un pot au café de la marine, on se recueille devant le monument d’hommage aux combattants morts pour la France.

Des balades thématiques comme le circuit de maisons anciennes, tentent de préserver  le patrimoine architectural historique.

Des mandalas sont dessinées dans la rue. Comment ces femmes réussissent-elles à rester ainsi le dos courbés ? Mystère ! Dire qu’elles font ça chaque matin avant que leur mari et leurs fils quittent la maison ainsi que le soir avant leur retour pour appeler la bénédiction des dieux sur eux !

Changement d’ambiance, à l’approche du temple Vinayagar, le temple de Ganesh, fils de Shiva et Parvati. C’est probablement le dieu le plus populaire d’Inde (voir Namaste (1) Mahabaliparum).

A l’intérieur, il y a des dizaines de reproductions de Ganesh sculptées dans les murs de pierre. C’est extrêmement coloré.

La grande attraction du temple est Lakshmi, l’éléphante portant des petites clochettes aux pieds.

Si vous lui présentez quelques roupies, elle les prend avec sa trompe, les donne à son maître puis vous bénit avec sa trompe ! Inutile de dire qu’il règne une sacrée animation à l’entrée du temple !

Dans cette partie de la « ville blanche », il faut aussi aller voir l’ashram fondé par le penseur Sri Aurobindo et sa disciple, Mira Alfassa, d’origine française. Ce grand philosophe a enseigné le « yoga intégral » qui mène au développement du soi intérieur. Sa philosophie est d’ailleurs toujours encore enseignée au cœur de l’ashram.

Il faut se déchausser pour visiter la maison et la cour dans laquelle se trouve la tombe du philosophe recouverte de fleurs fraiches. Interdiction de prendre des photos et de parler. Le calme qui y règne est reposant, la ferveur impressionnante, mais, cela n’engage que moi, aussi un brin dérangeant. Ne dirait-on pas une secte ? Un peu plus loin, il y a un restaurant communautaire. Mais on me fait vite comprendre que je n’ai rien à y faire….

C’est Mira Alfassa, vénérée comme « la Mère », qui a initié la construction d’Auroville près de Pondichéry en 1968. J’étais très curieuse d’y aller, dans cette ville « qui n’appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde… » . 

En traversant les villages ou quartiers qui constituent Auroville, on aperçoit quelques « boutiques » à l’allure européenne, mais aussi des baraques indiennes bien pauvres le long de rues sales.

Mais Auroville ne se visite pas vraiment. Le centre de visiteurs est fermé ce jour-là et nous nous contentons donc de suivre notre guide vers le Matrimandir.

Au bout d’un sentier, se dévoile cet immense globe enrobé d’un métal doré. Les Indiens qui nous entourent sont ravis, font des selfies. J’ai beau essayer m’imprégner d’une éventuelle magie d’un lieu hors du commun, je ne ressens rien.

La boule me fait presque penser à un vaisseau extra-terrestre…. Sur le chemin du retour, je préfère m’arrêter à nouveau devant cet arbre surprenant, cet impressionnant figuier banian.

Chaque branche qui touche le sol s’enracine pour former un nouvel arbre.
Voilà, je suis restée sur ma faim mais comme dit notre guide :  « il faut vivre à Auroville pour comprendre ».

Infos

Voyage organisé par Définition Asie
www.definition-asie.com

Tél.: +33 (3) 89 36 10 64

Hôtels à Pondichéry :
Villa Shanti, au cœur de l’ancien quartier français. 15 chambres autour d’une très jolie cour intérieure végétalisée. Café-bar très sympa, excellents cocktails. Cuisine indienne soignée (pas forcément très bon marché), très bon petit déjeuner.
www.lavillashanti.com