L’été se savoure en rosés

Ce sont les vins de l’été par excellence. Pas une région viticole qui ne produise des rosés, même si la Provence élabore à elle seule environ 40% de la production française. Une multitude de terroirs et de cépages offre une vaste gamme de vins rosés, pour tous les goûts et toutes les occasions.

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La couleur :

Commençons par la base, à savoir la couleur de ces vins tant appréciés en été (alors que nombre de cuvées se dégustent toute l’année). La couleur rose, plus ou moins soutenue, ne s’obtient pas en mélangeant du vin blanc et du vin rouge, surtout pas ! Ce procédé est d’ailleurs, et heureusement, interdit, du moins en Europe. Sauf pour les champagnes dont la couleur rosé peut être ajustée par l’ajout d’un peu de vin rouge.
Comment le vin rosé obtient-il alors sa couleur ? Il existe deux méthodes : le pressurage et la saignée.

Le pressurage :

Dès la vendange, les grappes entières ou éraflées (débarrassées des feuilles) sont pressées directement. Le jus est mis en cuve et la fermentation peut alors commencer. Les rosés de pressurage ont une couleur plus claire, du rosre presque blanc tirant vers le saumon. En général, ce sont des vins vifs au nez fruité et floral, avec des notes d’agrumes, de fruits exotiques.

 La saignée ou macération :

Les raisins noirs sont mis en cuve avant le début de fermentation (maximum 24 heures). Les baies libèrent alors la pulpe, la peau, le jus. Les pigments et les arômes de la peau imprègnent le jus, ce qui lui donne aussi sa couleur. Ensuite, le moût est pressé pour obtenir le jus  qui est mis en fermentation. Tout le savoir-faire du vigneron est nécessaire pour déterminer la durée de la macération : les peaux contenant les fameux anthocyanes (les pigments nécessaires pour l’élaboration des vins rouges), une trop longue macération transformeraient des rosés des rouges ! Pour être plus précis encore : le vigneron ne prélève qu’une partie du jus, celui au bas de la cuve qi est moins en contact direct avec les peaux. C’est ce qui s’appelle la saignée. La palette des couleurs des rosés de saignée est plus intense. Leurs arômes expriment plus les petits fruits rouges, les épices.
Qu’importe la méthode employée, le savoir-faire du vigneron est nécessaire afin de trouver le bon équilibre entre tanins et arômes.

Les cépages :

Pour produire des vins rosés il n’y a pas un cépage mais des cépages, selon les régions. Syrah, grenache, cinsault, tibouren, mourvèdre, carignan, pinot noir, merlot, gamay, pinot d’Aunis, cabernet Sauvignon,  grolleau, malbec  et j’en passe. Ce sont souvent des vins d’assemblage. En vinifiant chaque cépage à part, le vigneron arrive à en tirer le meilleur.

Les accords mets-vins :

La liste serait trop longue ! Servis à bonne température, c’est-à-dire bien frais (8 à 12° C maxi), ils se dégustent à l’apéritif en terrasse, lors d’un pique-nique estival, avec toute la cuisine méditerranéenne mais aussi des plats aux saveurs plus exotiques comme des sushis, des tajines, des curry et la cuisine thaïe.

Nous avons goûté :

ALSACE :

Pink tie by Pfaff (vignerons de Pfaffenheim)

LOIRE :

Petit Bourgeois (Maison Famille Bourgeois) , 
Coq’licot (Alliancce Loire)

OCCITANIE :

Rosé d’enfer (vignerons de Plaimont),
Hilha (vignerons de Plaimont),
Mourvèdre rosé (Les Jamelles)

PROVENCE :

La Grande Cuvée rosé (Château de Berne),
Château Saint-Roux
B 2020 (La Grande Bauquière),
Pure Rosé (Maison Mirabeau),
Vieilles Vignes (Château la Valetanne),
Château Revelette,
Joio rosé (Bastide de Blacailloux),
Glorius AOP Provence (Château La Castille),

RHÔNE :

La Fougeuse 2020 (domaine Odylée) ,
La Combe des Marchands (Maison Les Grandes Serres),
Rosé (Vin de France Marcel Richaud),
Tube Attitude (Maison Descombes),
Juliette (Domaine Saint-Luc, AOP Grignan-les-Adhémar),
Le rosé (IGP Méditerrané, Maison Les Grandes Serres)

BEARN :

A.D.N.64 (Domaine Mont d’Oraàs, Vin de France)

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