Les bonbons des Vosges

La Confiserie Géromoise séduit les amateurs avec des douceurs bios, sans colorants ni arômes chimiques. Miel de montagne, sapin, myrtilles : le bon goût des Vosges réjouit les papilles.

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Laisser fondre lentement sur la langue, avec beaucoup de gourmandise, une petite douceur aux délicieuses notes acidulées de la framboise… Ou, sous prétexte d’avoir la gorge qui gratte un peu, un bonbon au miel de montagne…

Petit échantillon de bonbons.

Comment résister à ces petites confiseries réalisées artisanalement à Gérardmer, faisant la part belle aux ingrédients bios et locaux ?
La Confiserie Géromoise fait partie des derniers producteurs de bonbons des Vosges dans le massif.Car tous les bonbons qui se qualifient « des Vosges » ne sont pas fabriqués dans la région. Un bâtiment résolument contemporain abrite l’atelier de Justin et Manuel Wexler. La seule note « insolite », le magnifique fauteuil rouge, clin d‘œil à la grand-mère des deux frères.

Justin Wexler a créé la confiserie géromoise avec son frère.

Il y a cinq ans, Justin, pâtissier chocolatier-confiseur, vend sa pâtisserie pour revenir à Gérardmer.
« J’aspirais à une vie plus réglée, je ne voyais pas grandir mes deux filles. Alors j’ai décidé de prendre ma retraite et de monter une confiserie au cœur de ces paysages magnifiques ! ». Son frère Manuel, consultant dans une grande entreprise, le rejoint dans cette belle aventure. Leur objectif : proposer des produits bios à un prix correct. Pour cela, ils travaillent avec des producteurs vosgiens certifiés AB (agriculteur biologique). « Tous nos bonbons, gommes et gélifiés sont bios, sans colorant ni arômes chimiques », affirme Justin. « Pour donner un peu de couleur, nous utilisons de la carotte, de la betterave, des myrtilles. Des fruits et des jus de fruits servent à aromatiser les bonbons ».

 

Des panneaux expliquent la fabrication des bonbons.

Lors d’une visite (gratuite) de l’atelier, le visiteur peut suivre toutes les étapes de la fabrication des bonbons. Ce jour-là, ils sont au miel. Dans un chaudron en cuivre, l’artisan-confiseur fait chauffer les ingrédients de base à 140 °C : eau, sucre de canne et un peu de sirop de glucose pour éviter la cristallisation.

 

Emmanuel Thiel, assistant confiseur.

Après l’évaporation de l’eau, il verse cette masse sucrée sur une table refroidie par circuit d’eau et badigeonnée d’un peu de graisse de noix de coco pour éviter que la masse n’y colle. Il ajoute alors du miel et de la propolis. Il divise cette énorme sucette de 12 kg en trois parties à passer dans les cylindres en bronze qui donne la forme aux bonbons.
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La masse sucrée passe dans les cylindres en bronze.

Après un passage sous plusieurs « ventilateurs », la température est descendue à 35° et les plaques sont cassées, libérant les bonbons. Un « givrage » délicat avec du sucre leur donne une finition parfaite et évite qu’ils ne collent entre eux. Il ne reste plus qu’à les déguster !

En fin de chaine, sortent les bonbons

≪ 12 kilos, ça représente environ 5000 bonbons, explique Justin Wexler. Chaque année, nous produisons environ 35 tonnes.≫
Dans la boutique, on trouve toute la gamme de bonbons, de gommes et autres bonbons gélifies mais aussi des cacahuètes caramélisées ou enrobées de chocolat.
Autant aux brisures de bonbons au sapin, eucalyptus et miel de montagne, il suffit de les diluer dans de l’eau chaude pour obtenir une excellente tisane.

Justin Wexler dans le magasin de vente.

INFOS

Confiserie Géromoise
680 route d’Épinal
Magasin ouvert tous les jours (fermé le lundi en dehors des vacances scolaires) e 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30 (17 h 30 le dimanche).
Visite commentée et dégustation gratuites de 14 h à 17 h 30.

www.confiserie-geromoise.fr