Le Collet, auberge gastronomique dans les Vosges

Envies d’hiver et variées…… ou la rencontre du lapin et du poulpe ! Au cœur des Vosges, entre le Col de la Schlucht et Gérardmer, Olivier Lapôtre réjouit et surprend les papilles de ses hôtes avec sa cuisine du terroir relookée.

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« Là-haut sur la montagne »…. Désolée, mais cette chanson vient à l’esprit de ceux qui poussent la porte de ce magnifique chalet perdu au col du Collet.

Surtout en hiver. Dans l’entrée, des petites bûchettes de bois impeccablement empilée. Pas une qui dépasse. Est-ce qu’on s’en sert vraiment pour allumer le feu dans les poêles qui réchauffe le petit salon et la salle à manger ?

Une salle qui rappelle les cuisines de nos grands-mères avec une vieille cuisinière et des ustensiles d’un autre temps. Les yeux embrassent avidement ce cadre chaleureux.

C'est ici que l'équipe autour d'Olivier Lapôtre accueille les convives en quête de bons plats.

S’il y a de la place, prendre l’apéro dans le petit salon est un privilège. Le poêle à bois dégage une chaleur réconfortante, les murs indiquent que le maître des lieux est un collectionneur passionné, et les bois de cerf qu’il compte parmi ses amis un certain Olivier Nasti, chasseur passionné - et cuisinier étoilé. On en oublierait presque de rejoindre la table !

Les bois de cerf sont un cadeau d'Olivier Nasti, chasseur passionné et restaurateur étoilé à Kaysersberg

Dans un pareil décor montagnard qui rappelle les beaux établissements savoyards, on s’attend à une cuisine plutôt rustique. C’est mal connaître le chef, qui a travaillé dans des établissements prestigieux et qui s’est forgé sa propre philosophie : proposer un mix entre la cuisine gastronomique trop cérémonieuse, le resto branché qui souvent ne sait pas conserver une qualité constante et l’auberge traditionnelle de province qui ne sait pas innover.

Le chef Olivier Lapôtre, Maître Cuisinier de France.

 Olivier Lapôtre aime travailler les produits simples. « Dans les grandes maisons, c’était du caviar, des morilles ; au Collet je préfère cuisinier des produits plus simples, du terroir, mais de façon à sublimer leur goût et à surprendre les clients ».

En attendant l'entrée, du beurre au café.

Et les clients sont souvent surpris quoique prévenu par cette phrase d’Yves Courrier qui figure sur la carte des menus : « La cuisine c’est un art qui, pour ne pas s’abâtardir, a besoin de fantaisie, d’un petit grain de folie. »

Cube de saumon et makis de choucroute

C’est avec un bonheur un brin malicieux, qu’Olivier Lapôtre propose ses plats « zapping d’hiver »: du foie gras ivre de vin chaud. Des cubes de saumon fumé avec des makis de choucroute ou encore du râble de lapin et du poulpe en duo avec un crémeux de butternut.

Râble de lapin et poulpe sur un crémeux de butternut

Quant aux « envies d’hiver et variées », elles réchauffent les skieurs et randonneurs avec des grumbeerekiechle avec du munster fondu ou encore du Mont d’or chaud avec des pommes de terre et de la charcuterie.

Olivier Lapôtre et son équipe en cuisine.


Ah oui, et c’est ouvert midi et soir, 365 jours par an….